Le 10 mars 2018 à 20h45

CONCERT

PARIS Eglise Saint-Léon

affiche-buxtehude

Musique baroque allemande :

Magnificat pour triple chœur de Heinrich Schütz

Appelé parfois « le Monteverdi allemand », Heinrich Schütz, le plus visionnaire de tous ses contemporains, est une figure transitionnelle entre la Renaissance et le baroque naissant et est considéré comme un des plus grands prédécesseurs de J.-S. Bach. Après avoir étudié pendant 3 années à Venise auprès de Giovanni Gabrieli, Schütz effectue une synthèse entre la musique polyphonique allemande et le « stile nuovo », nouvelle pratique musicale initiée en Italie. Il nous livre notamment l'une de ses pages maîtresses, un Magnificat latin à triple chœur, dans lequel la vitalité rythmique, les effets de réponse entre les 3 chœurs et les madrigalismes illustrent bien son appropriation intelligente et raffinée du style italien. Du plus sobre aria de soprano « Suscepit Israël » au déchaînement quasi-guerrier des 12 voix dans « Dispersit superbos », chaque verset de l'hymne marial y est mis en musique d'une manière différente, toujours dans le plus grand respect du sens du texte. Ce Magnificat est un festival de couleurs musicales et une éblouissante démonstration de l'art de Schütz.

 

Membra Jesu nostri de Dietrich Buxtehude

Membra Jesu nostri (titre complet Membra Jesu nostri patientis sanctissima humissima totius cordis devotione decantata, en français « les membres de notre Jésus »), BuxWV 75, est un cycle de sept cantates déplorant l’une après l’autre les plaies du Christ.

Les textes sont inspirés par un recueil médiéval de poésie spirituelle du Moyen Âge, la Rhythmica Oratio, alors attribuée à Bernard de Clairvaux, et en réalité due à un moine cistercien du XIIIe siècle, Arnulf de Louvain. Les textes des deux blessures « ajoutées » par Buxtehude sont, pour Ad latus, un autre poème attribué à saint Bernard, et pour Ad faciem, l’oeuvre du prémontré Hermann Joseph von Steinfeld. L’église luthérienne allemande apprécie en effet ces textes empreints de mysticisme, que celui-ci soit cistercien ou rhénan. Buxtehude n’en conserve que des extraits, et les introduit à chaque fois par une citation biblique faisant référence à la partie du corps concernée.

Les sept cantates de Membra Jesu nostri, dont on ne connaît pas la destination exacte, sont toutes divisées en six sections : une introduction instrumentale, puis un concert vocal pour cinq voix (trois seulement dans la cinquième et la sixième cantate), puis trois arias pour une ou trois voix, et pour finir la reprise du concert vocal. Seule la cantate finale, Ad faciem, dévie de ce modèle puisqu’elle s’achève, non par la reprise du concert, mais par un Amen final. 

 

Le Madrigal de Paris sera accompagné par le Quintette Baroque d'Île de France:

Ajay Ranganathan : violon 1
Laurence Valentino : violon 2
Hélène Richaud : violoncelle
Benoît Beratto : contrebasse

Gaétan Jarry : orgue

 

Église Saint-Léon

st-leon-paris

1 place du Cardinal Amette  75015 PARIS

métro : la Motte-Picquet ou Dupleix

Tarif : 20€  (tarif réduit de 15€ pour les étudiants et demandeurs d’emploi)

Billets en prévente sur Billetweb

 

 

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Roger Calmel

Le Madrigal de Paris sous la direction de Pierre Calmelet

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